Madame Geoffrin - Introduction

 

Rappel historique
Mort de Louis XIV septembre 1715, le peuple, ruiné, accablé, désespéré, rendit grâce à Dieu. La fin du grand Siècle a dévoilé l’envers du décor de la monarchie absolue : famine, mortalité galopante, revers militaires, régression économique aggravée par l’exode des protestants - souvent des éléments très actifs du commerce ou de la finance - chassés par  la révocation de l'édit de Nantes.


Le Régent rompt l'isolement versaillais et s'installe dans la capitale 1715-172.

C'est l'époque des fêtes galantes, des marquises poudrées, de la libération des esprits, de l'essor simultané du libertinage amoureux et philosophique. On a gardé le souvenir d'une Cour dissolue, ce qui n'est pas faux, mais on n'a pas rendu justice aux qualités d'homme politique du Régent. Une époque nouvelle, à la fois rigoureuse et frivole, qui découvre la valeur de l'intelligence et des sciences.

 

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Madame Geoffrin (2) La Tsarine de Paris

Ouvrage de référence : Maurice Hamon : Madame Geoffrin Femme d!influence, femme d'afffaires au temps des Lumières.

 

Madame Geoffrin est née en 1699. 
Ses parents appartenaient à cette bourgeoisie en pleine dynamique d'ascension sociale au XVIIIe siècle.

Son père, Pierre Rodet, était un ancien valet de la dauphine. En menant une existence laborieuse, il s'était acquis une certaine une certaine fortune. IL appartenait donc à cette bonne bourgeosie qui ne prétendait à faire oubier ses origines, contrairement à certaisn qui utilisaient leur fortune comme "une savonette à vilains". Il épousa une demoisellle Chemineau qui appartenait à ce même milieu. Plus jeune que son mari, elle brillait par son élégance, son charme et ses dons artistiques. Un an plus tard, en 1700, elle mourut en mettant au monde un garçon ; six ans plus tard mourut Pierre Rodet. Les deux orphelins furent élevés par Madame Chemineau, leur grand-mère maternelle. C'était une femme de caractère. Elle donna à sa petie fille une éducation fort peu conventionnelle.


Madame Geoffin écrira, plus tard, elle avait beaucoup d'esprit et une tête bien faite. Elle avait très peu d'instruction  mais son esprit était si éclairé, si adroit, si actif qu'il ne l'abandonnait jamais ; il était toujours à la place du savoir.. elle regardait le savoir comme une chose très inutiles pour une femme (…) Si ma petie fille est une bête, le savoir la rendrait  confiante et insupportable ; si elle a de l'esprit, et de la sensibilité, elle fera comme moi.  

A défaut d'instruction, elle lui apprit à penser et à raisonner juste. Et ces leçons portèrent leurs fruits. Jamais tête ne fut si bien faite sinon bien pleine; elle ne se cacha jamais d'avoir une orthographe lamentable, parfois phonétique.

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