De l'esprit fin de siècle à l'Esprit Nouveau 

 

La nouvelle Bohème
C'est sur une aire dérisoire, limitée au sud par la rue des Abbesses, au nord par la rue Caulaincourt, à l'est par la rue de Clignancourt et à l'ouest par l'avenue Junot que furent réunis, pendant un peu plus d'une décennie, les plus importants créateurs de l'art moderne.

Par une rare conjonction du hasard, pendant la première décennie du siècle, se trouvèrent réunis autour de Picasso, des poètes, ses amis les plus proches, qui balayant le symbolisme firent souffler sur la Butte L'Esprit Nouveau.

 

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Fin de siècle ou Belle Époque ? 

 

La Belle Époque est une expression forgée après l'armistice de 1918 pour désigner les deux décennies qui précédèrent le Première Guerre mondiale.
Nostalgique, elle charrie avec elle tout un imaginaire Évoquer cette Belle Epoque, c'est regarder avec émotion, des photos couleur sépia que le temps a jaunies ou à demi effacées.

C'est rechercher dans les fines enclaves du passé la saveur imaginée d'un monde que la Première Guerre allait abolir.
À Paris, dans le Paris de France, cher à Larbaud, on vivait intensément.

 

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Paris, carrefour intellectuel et artistique
(Troisième cours, novembre 2014)

  Une dernière promenade dans le monde d'hier.

Dans un monde qui n'était pas, comme aujourd'hui, saturé d'informations, de reportages, envahi par des hordes de touristes, l'imaginaire pouvait se déployer. Quelques rares clichés et surtout la littérature offraient à ceux qui rêvaient d'un ailleurs quelques précieuses images : Venise, Rome, Grenade et Paris.

 

Paris était alors le carrefour où se croisaient tous les chemins de la vie culturelle et artistique du monde, le phare qui appelait les voyageurs. Venus des terres proches ou de rives lointaines, des voyageurs venaient découvrir le berceau de la culture, la terre promise de l'art de la littérature.

Ainsi naissait le mythe de Paris. 

 

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La naissance de Montparnasse

 

La mémoire collective associe le souvenir de Montparnasse à celui des Années folles. Mais avant qu'il ne devienne ce phare qui entre 1918 et 1929 attira des étrangers venus du monde entier, il dut accomplir une lente mutation.

 

Contrairement à Montmartre, Montparnasse était un quartier sans pittoresque, il n’y avait pas de Butte. Ce sont les étudiants qui par dérision avaient ainsi baptisé le monceau de déblais semblable à une colline artificielle et qui provenaient des carrières au carrefour entre le boulevard du Montparnasse et le boulevard Raspail.

 

Mais il avait le charme d'un faubourg campagnard qui séduisait et dès la première moitié di XIX siècle quelques écrivains y fixèrent leur résidence.

 

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